Avoir davantage faim avant la prochaine dose de GLP-1 peut être déstabilisant, surtout si le début de la semaine vous a semblé différent. L’appétit n’est pas constant d’un jour à l’autre et le retour de la faim ne signifie pas à lui seul que le traitement ne fonctionne plus. C’est une tendance utile à observer et à décrire, surtout si elle se répète sur plusieurs intervalles entre les doses.
Les médicaments GLP-1 peuvent agir sur l’appétit, la satiété et la digestion, mais leur effet n’est pas identique pour tout le monde. Le médicament et sa présentation, le calendrier prescrit, d’autres problèmes de santé, les repas, le sommeil, le stress, l’activité et la routine peuvent tous jouer un rôle. Il est préférable de ne pas deviner la cause à partir d’une seule journée où vous avez faim ou d’une soirée difficile.
Tenez une courte note en fin d’intervalle pendant plusieurs périodes successives si votre appétit semble changer. Inscrivez la date et l’heure de la dose prévue, le moment où la faim est devenue plus présente, son intensité avec vos propres mots, le déroulement des repas et la présence éventuelle de nausées, constipation, mauvais sommeil, déplacement ou routine inhabituelle. Notez aussi exactement toute dose oubliée ou retardée, sans essayer de la corriger vous-même.
Décrivez la faim plutôt que de chercher à la contester. Vous pouvez écrire « faim avant le déjeuner pendant trois jours », « davantage envie de grignoter le soir » ou « rassasié pendant les repas mais de nouveau faim plus tôt ». Indiquez si vous avez pu manger des repas réguliers et boire normalement. Ces détails sont bien plus utiles lors d’un suivi qu’une note générale disant que votre appétit « est revenu ».
Ne prenez pas de dose supplémentaire ou anticipée, ne changez pas la quantité et ne passez pas à un autre médicament à cause d’une tendance de l’appétit. Les instructions varient selon les produits et toute modification du traitement nécessite l’avis du prescripteur. Suivez la notice et les indications de l’ordonnance correspondant à votre médicament.
Présentez cette tendance à votre prescripteur ou à un autre professionnel de santé qualifié si elle persiste, est difficile à gérer ou vous laisse dans le doute sur votre traitement. Demandez-lui de l’interpréter en tenant compte du médicament prescrit et de votre état de santé général. Demandez rapidement un avis médical en cas de symptômes sévères, qui s’aggravent rapidement ou vous empêchent de garder les aliments ou les liquides.